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Août 2002 : Expédition moto au ... |
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Ladakh Le
Ladakh est la région du Nord de l'Inde qui touche le Tibet et appartient à la province
Jammu-Cachemire . |
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Par son étroitesse, son altitude moyenne, ses dénivelés, ses éboulis
et ses gués imprévisibles, cette route est dangereuse mais engageante
et magnifique. Une aventure proposée par Trail Rando et Patrice Mussini. |
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Dimanche : Vol pour Delhi |
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Enregistrement avec gros bagages (tout l'équipement moto, plus accessoires). Arrivés le soir tard à Delhi. Départ pour le camp de réfugiés tibétains et son hotel. Oups ! On a oublié Stéphane à l'aéroport ! Vite retrouvé. |
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Lundi : Départ pour Manali |
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7h30 : on charge 3 gros
Toys locaux avec sacs et passagers. 400 kilomètres de plaine, roulants,
plein Nord. Puis 200 kilomètres de montagne où nos chauffeurs jouent
les virtuoses italiens des années 50 : capot sous le camion à
dépasser, dépassements dans les virages, parfois en troisième
position, prise de risques à tout va. |
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| Mardi : Prise en main des Royal Enfield | |
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13 Royal Enfield ont été louées par l'organisateur à Delhi et amenées à Manali par camion. Le chiffre ne porte pas bonheur : la moto qui devait couvrir une éventuelle défaillance avoue un piston mort. La prise en main est des plus laborieuses : commandes inversées, nombreuses casses (chaines, liaisons) et pannes. La Royal Enfield est un mono de 500 cm3 dont la conception est largement pré-japonaises. Elle possède 2 sélecteurs de vitesses qui, eux-mêmes inversés (on monte les vitesses en poussant vers le bas), nous induisent en erreur quand on réussit à les actionner (chaussures renforcées bienvenues). Nous serons plusieurs à engager la vitesse supérieure au lieu de freiner devant un obstacle surprise. Pour la plupart d'entre nous, la prise en main prendra ... une semaine. |
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Nous nous acheminons au col de Rotang (RotangLa) -- de 2.000 à 4.000 mètres en 50 kilomètres -- qui marque la frontière avec toute forme de tourisme et de consommation de masse. Derrière, les vallées sont élevées, l'agriculture montagnarde (élevage de chèvres, micro-parcelles, terrasses) et l'habitat dispersé. |
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| Mercredi : Accoutumance au relief | |
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La route devient rapidement difficile à mesure que les cols de 5.000 mètres nous amènent dans des vallées où le plancher est à plus de 4.000. Etats de surface, trous, éboulements, étroitesse pour croiser ou doubler les camions et ... gués. |
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La plupart des gués sont des petits torrents suffisamment évasés pour en limiter la profondeur et le débit apparent. Mais il arrive que les températures diurnes fassent fondre des glaciers de basse altitude (plus de 5.000 quand même) et accroissent subitement le débit entre midi et 18 heures. Pour un peu que le conducteur d'engin y mette du sien, le passage devient infranchissable !!! Jacques sera emporté dans les flots après que sa moto s'y soit engloutie ... mais nos tibétains sont aussi nos sauveteurs. |
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| Ce second bivouac sera établi en milieu d'après-midi, après avoir constaté l'impossibilité du franchissement par les motos de ce torrent en furie. L'altitude provoque un réel vague à l'âme à nos motards encore peu accoutumés. La nuit sera dure. | |
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| Jeudi : Etape Marathon | |
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Des cols de plus en plus haut (5.000 à 5.300 m), des routes de plus en plus difficiles, une longue distance, le mal des montagnes pour la plupart d'entre nous, la fatigue des précédents jours, des motos capricieuses ... vont faire de cette journée une véritable épreuve. D'autant que la distance à parcourir pour arriver à Leh est un peu supérieure à la somme des distances parcourues les 2 jours précédents. Une grosse casse (carter) et trois chutes dans la journée. |
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Une arrivée à Leh vers 22 heures avec promesse d'une première grasse mat' le lendemain. Nous sommes redescendus (3.400 m, presque le niveau de la mer après ces derniers jours). |
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Vendredi : Leh |
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Samedi : Lamayuru |
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| Route de Kargil jusqu'à cette grande lamasserie qu'est Lamayuru. C'est la période des moissons et nous profitons de fruits petits mais délicieux. | |
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Dimanche : Alchi |
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| Notre groupe assiste à un office bouddhiste : prières, tambour et clochette dans un environnement naturel et religieux des plus dépaysants. | |
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Lundi : Le retour |
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| Quelques achats à Leh, puis à Alchi et encore à Leh ... et c'est déjà le retour. Nous craignions un peu la galère et la répétition. Mais ce ne fut pas le cas : la connaissance de la route est un plus pour regarder le paysage avec un oeil déjà aguerri à cet environnement. | |
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Mardi : Le Retour (suite : les Hautes Vallées) |
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Et aussi la journée des gués
difficiles. Mais, averti de leurs particularités, le groupe ne se
mouillera que quelques chaussures et bottes. |
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Mercredi : Le retour (suite : la civilisation) |
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| Dernier jour de moto. Pas de nouvelles de Gilbert depuis le matin. Il est probablement devant, mais les occasions d'accident sont si nombreuses ! Inquiétude, énervement, ordres et contre-ordres, ... Changement de temps au passage du Rotang-La, avec de la pluie et une visibilité de quelques mètres, la chaussée glissante, ... Et de plus en plus de troupeaux qui descendent de leurs paturages en altitude. Le soir, l'hotel confortable de Manali nous attend tandis que nos sherpas discutent de l'état des Royal Enfield avec le loueur, spécialement venu de Delhi. | |
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Jeudi : Manali - Delhi |
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| Parti comme un Gymkhana des plus risqué jusqu'à ce que Jean-Michel se fâche, le trajet retour en gros Tata se termine dans les embouteillages et la pollution de Delhi. Journée difficile. | |
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Vendredi : Delhi |
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Visite du mémorial à Gandi, du Palais Rouge, du
quartier des échoppes aux touristes, de la réplique du Taj Mahal.
Achats de soieries, de bracelets, de chaussures et de nombreux autres articles d'artisanat. Bouclage des bagages ... et pourtant on avait l'impression d'avoir laissé ici des vêtements, des médicaments, des gâteries alimentaires. Adieux déchirants avec les organisateurs. |
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